Wait For Me In Bruxelles

Bruxelles, Nantes, Paris, cette semaine. Station to Station, encore. Une évidence, une dynamique. Un blog en forme de journal hebdomadaire, via le cordon ombilical du MacBook fatigué, relié tel le perfusé en fin de vie, au réconfort des premières.

Retour donc lundi au Théâtre 140 chez l’ami Jo qui recevait le combo Zita Swoon et ses deux artistes burkinabés Madou Diabaté, balaphoniste, et Awa Démé au chant, « incantation originelle » devrais-je écrire, pour un scintillant Wait For Me .
Avec ces artistes, comme je l’exprimais ailleurs, la rencontre n’est évidemment pas une formalité du langage promotionnel dont s’use le théâtre français, mais l’évidence d’une énergie organique qui mêle à la complexité des langues, la fusion des tessitures, toutes joyeuses d’être là, à cet instant.
Il y a décidemment dans l’habit large de Stef Kamil, une place généreuse à toutes les audaces, toutes les tentatives de fraternisation. Ravi donc de m’inviter encore à ce voyage, armé cette fois, d’un objectif nu me concernant, mais du boîtier Canon 5D Mark 2, afin de figer dans le pixel tendu à l’ouverture ample de son optique, les grâces offertes à l’énergie euphorique de ce nouvel équilibre. Zita Swoon n’avait jamais joué au 140, et c’est en venant voir notre Ziggy en février dernier, que rendez-vous fut pris dans cette arche légendaire des avant-gardes et des après-modes. Joie simple de ces sourires partagés, dont mon ego ne conserve cependant qu’une part égale, mais porteur de cette douce plus-value qui capitalise d’inestimables utopies.
Et Bruxelles se finit irrémédiablement tard, dans l’entresol de son théâtre légendaire, un léger goût de vodka frappée, versé généreusement par le Maître des lieux, Capitaine serein, compagnon idéal des voyages immobiles. Il me faudra, un jour écrire longuement sur Jo Dekmine dont le dernier numéro de Alternatives Théâtrales lui est entièrement consacré.

Transit familial, forcément vital, par Bordeaux qui n’en finit pas de s’engluer dans l’auto-satisfait Evento, avant que de rejoindre ce morceau de carte qui lutte encore avec son histoire bretonne.

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A propos renaudcojo

autobiographe pointilliste
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